<h1>Retro-vlog</h1>

Les milléniaux qui n’aiment pas le capitalisme sont ceux qui ont connu l’Internet avant l’invasion des vendeux de cossins.

Il y avait un sentiment singulier à l’idée d’être connecté au monde entier, mais de ne pouvoir y voyager qu’à travers des liens glanés ça et là. On se savait dans une mer de sites boboches hébergés maison avec des gifs animés pouvant contenir chacuns un univers exclusif fréquenté par 768 personnes¹

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¹ selon le compteur en bas du site, lui aussi fait de gifs animés.


Puis ils ont compris qu’ils pourraient nous vendre de la pub à devenir le port capable de diriger les surfeurs de cet l’univers. Qu’on échangerait beaucoup de nous pour pouvoir avoir, sans le moindre effort, sa propre p’tite boutique dans le centre d’achat. Qu’on échangerait tellement qu’on donnerait nos photos, notre date d’anniversaire, notre carte de crédit, nos habitudes en ligne. Qu’on irait même jusqu’à porter un GPS avec une caméra connectée à leur réseau en permanence pour qu’ils puissent exploiter ces données.

Et que toutes ces boutiques du centre d’achat emmurent dehors les sites dont il a prétendu être le majordome. Nous laissant dans un couloir gris, bondé de monde comme à Noël, où tout n’est que vitrine, et où il n’y a pas de porte qui donne accès à l’humain derrière.

La jungle est devenue un Rossy le 24 décembre, à la dernière heure. Remplie de <a href=”https://youtube.com/@Coffeezilla?si=qsy2ezp7UKRPfUkC”&gt;crypto-pick-pockets qui vont payer des influenceurs pour pomper ton argent dans leur scam</a>.

Tout ce qu’il semble rester de la jungle, malheureusement, ce sont les marchés noirs, et des bars dangereux où personne ne carte parce que ce qui paye la place, c’est le profit des monsieurs louches qui dévisagent les filles.

Mais si dans les bois y rôdent les loups, il n’en reste pas moins qu’on est dans la une jungle infinie. Et qu’on peut se construire un petit chalet sur le bord d’un étang inconnu pour raconter nos histoires, format HTML, aux passants qui passent par là. À flatter son loup, devenu son chien.

Merci de t’être perdu ici.

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