Communisme de bitume

J’aimerais pouvoir connaître la superficie des stationnements en bord de route d’une ville, et y ajouter les superficies supplémentaires de rues, aqueduc, égouts, lignes électriques, etc. qu’il faut pour couvrir cette distance induite.

J’aimerais additionner la valeur foncière dont la ville se prive en donnant cette superficie plutôt que de la zoner, la vendre et la taxer. Puis ajouter les frais d’asphaltage, de déneigement, de réfection, de gestion, etc.

Compter les besoins de transport en commun supplémentaires, les dépenses en essence supplémentaires, tant pour la ville que ses contribuables, à parcourir cette distance supplémentaire.

J’aimerais soustraire à cette somme les revenus générés par les vignettes, parcomètres, et les contraventions.

Puis diviser tout ça par le nombre d’espaces de stationnement que ça représente.

Juste pour savoir de combien on subventionne cet espace. Juste pour qu’on réalise combien on investit collectivement pour donner de la place de stationnement à la visite, et qu’on sache combien de transport en commun ça financerait pour nous faire économiser à tous les 10 000$+ par année de dépenses que représente posséder une voiture.

Juste pour qu’on réalise à quel point les choses seraient plus proches si on n’y allait pas en auto, au point de ne parfois plus avoir besoin d’auto.

Pour qu’on puisse comparer froidement le bien fondé du tout automobile à ses alternatives, pour séparer objectivement dépenses et investissements, et améliorer nos budgets individuels et gouvernementaux.

Leave a comment