Je me rappelle que, dans ma famille, l’économie, ça avait un rapport avec économiser.

Le progressisme nous dit qu’on a la responsabilité de l’héritage de notre génération, pis on est en train de causer la 6e extinction de masse.
Mais la droite nous ramène sur le plancher des vaches et nous rappelle que son gros pick-up boit en malade pis son prix le tiens en esclavage à son travail.
Mais avant que la droite puisse commencer à réaliser ce qu’elle est vraiment en train de dire, Christian Bock-Martineau lui crie : Là ! Un immigrant woke ! Regarde !!!
C’est l’arbre
Qui brûle littéralement
La forêt
On pourrait être la génération qui marque un tournant. Faisant du XXIe siècle ce qu’on l’imaginait être au XXe siècle. Ou on peut crouler sous le poids de la nostalgie d’une époque embellie par Hollywood, et changer le XXe siècle en ce comment on le fantasme au XXIe siècle.
On peut laisser le rouleau compresseur de la culture américaine nous laminer l’imaginaire dans un mythe. Ou on peut réaliser qu’on n’est pas des incapables, et se retrousser les manches pour redevenir un peuple.
Ce ne sont pas les projets de société qui manquent !
On pourrait redonner à tous les travailleurs assez de l’argent qu’ils travaillent à gagner pour que ça n’aille pas enrichir les riches rentiers qui se payent notre gouvernement à même notre salaire.
On pourrait sortir de nos cheminées suiyeuses et faire un bond technologique qui va créer des niveaux sans précédent d’abondance.
On pourrait avoir du courage plutôt que de la peur, de la dignité plutôt que de la résignation. De l’ambition.
Un. Putain. D’instinct. De survie !
Cessons de flatter les mains qui nous étouffent. Abandonnons le projet de nous développer un goût pour le poison parce qu’ils nous extorquent à l’épicerie.
Si on espères être au sommet de notre forme le jour ou on va devoir te battre, on va manger une volée à tous les jours de nos vie. Le maximum du temps où un peuple doit se battre, c’est affaibli d’avoir reçu les premiers coups.
La vie n’attend pas qu’on attrapes la carotte au bout du tapis roulant hédonique pour nous matraquer din jarrets avec son bâton, Tonya Harding style. Le meilleur moment, c’est jamais un futur parfait indéfini. C’est un l’impératif pressant !
On ne nous laissera jamais gagner au jeu où ils font les règles, ça me semble assez logique. Va falloir qu’on commences à faire nos propres règles : litérallement.
L’élite au pouvoir n’est pas celle qui critique les règles. Les gens qui prennent la rue le font parce qu’ils n’ont pas le siège. Notre lobby, c’est le nombre.
On ne ressent pas le temps perdu au travail comme celui perdu sur la route. Sinon, on serait en crisse de devoir payer une année de salaire pour un char qu’on est obligés d’acheter pour aller gagner ledit salaire. Pis on l’aurait l’hostie de Tramway.
On enverrait chier les talk radio qui nous veulent dans notre char pour nous faire jouer des pubs de char entre deux larmes de crocodile sur la congestion autour des ponts. Paf ! Une autre pub de char !
On ne ressent pas le coût du consumérisme et de l’obsolescence programmée comme on constate les retenues sur notre salaire pour entretenir les écoles. Sinon, on apprendrait à nos enfants à construire des choses durables et à savoir les réparer, plutôt que de leur vendre le rève de devenir à leur tour des sangsues qui affaiblissent le pouvoir politique de leur peuple à leur propre avantage.
On est plus productifs que toutes les générations devant nous, pis on perd tout ce potentiel à faire des cossins qui vont briser fek faut faire d’autres cossins pour remplacer le cossin peté. C’est l’économie, qu’y nous disent à TV.
Je me rappelle que, dans ma famille, l’économie, ça avait un rapport avec économiser.
Mais allez vous battre contre des arcs en ciel si ça vous chante. Le monde avancera malgré vous.
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